Si je peux me permettre ...

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pierre
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Si je peux me permettre ...

Message par pierre » vendredi 13 mai 2005, 21:18

à JYB :

En faisant la publicité dans mon entourage de "Mission Kimono" :wink: ,
on me demande quel est le volume que je conseille.

Et là, je suis en peu embêté :lol: :
- le premier volume comporte plusieurs histoires et le dessin est (à mon humble avis) moins élaboré que les suivants,
- le n°5 et 6 n'ont pour l'instant pas de suite,
- reste la "trilogie" 2, 3 et 4. Ce qui implique l'achat de 3 volumes pour découvrir la série. :cry:

Donc, si je puis me permettre, il me semblerait judicieux de réaliser une histoire de 46 planches. :D

Si en plus, cet album est mis en avant sur le site JYBaventures avec le conseil de l'auteur/éditeur de découvrir la série par celui-ci (voir un prix d'appel : 1? de moins ?), je pense que se serait interessant pour augmenter le nombre de lecteur.

Nota : pour ma part, mes préférences vont vers des histoires de 2 volumes.

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juliet-fox
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Message par juliet-fox » vendredi 13 mai 2005, 22:12

Cher Pierre,
Hier j'ai passé une très agréable soirée à lire "Black Cat".
Bien qu'étant le 1er volume d'un nouveau cycle d'au moins trois albums, je n'hésiterais pas une seconde à le conseiller pour débuter la série car il peut aussi se lire comme un "one shot".
La séquence des SEM qui interceptent de nuit un 737 (sept-trois-sept) et le détournent grace à un Falcon 20 qui brouille les émissions m'a fortement impressionnée. Je ne doute pas une seconde du casse-tête chinois que cela a été pour JYB. Cette capacité du scénariste et du dessinateur à rendre clair le déroulement de ce type d'opérations contribuent grandement à la qualité de cette série. J'aimerais savoir quelles sont les réactions des pilotes et autres membres de l'Aéronavale qui doivent constituer le lectorat de base de cette grande BD.

En conseillant "Black Cat", si le lecteur néophyte accroche, il pourra alors se procurer immédiatement la suite. Je pense que c'est un bon titre pour amorcer de nouveaux lecteurs.

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Message par JYB » samedi 14 mai 2005, 6:52

Pour répondre à Pierre :
J'écris mes histoires en fonction de mon inspiration et des idées qui me viennent pour élaborer le scénario, ce qui implique de dépasser le cadre de 46 planches quand il y a beaucoup de choses à raconter. En outre, les aventures africaines (Mission "Assaut-mer" et sa suite) et les aventures contre le réseau terroriste islamiste ("Black Cat" et sa suite) reflètent à mon sens la réalité, à savoir que des problèmes politico-militaires en Afrique noire, ou le combat contre des terroristes internationaux, ne peuvent se régler en trois coups de cuillère à pot. Je suis persuadé que je serais irréaliste, caricatural, si je montrais les héros arrivant avec leur beau Super Etendard et mettant rapidement fin aux agissements des méchants. Indiquez-moi une flottille, une escadrille de n'importe quelle armée au monde qui a réussi cet exploit (j'entends : contre des ennemis puissants et tentaculaires). En Afghanistan, plusieurs pays s'y sont mis, les missions aériennes du porte-avions "Charles de Gaulle" ont duré six mois, et Ben Laden, comme je l'ai dit ailleurs sur le forum, court toujours. En plus, Ben Laden ou pas, on s'attend toujours à un nouvelle action de grande ampleur, type 11 septembre 2001 à New York ; le terrorisme ne s'arrêtera pas de si tôt... Eh bien, c'est un peu pareil dans le cadre de ma BD.
Dans le cycle africain, on voit comment la France soutient une de ses anciennes colonies en faisant participer des avions de combat à des missions contre les rebelles, puis comment le gouvernement français change d'avis et décide de renverser le président africain qu'il soutenait jusqu'ici. Il me faut bien sûr glisser là-dedans les héros de la BD pour qu'ils aient un rôle de premier plan et pour qu'ils vivent des aventures si possible palpitantes (je crois que c'est le cas). Tout cela peut-il se présenter et se raconter en un seul album ?
Cela dit, j'aimerais alterner et faire de temps en temps des "one shots", et en tout cas, Francis Nicole me demande systématiquement de ne faire que des histoires complètes en un album. Il enrage quand il voit le mot "à suivre" à la fin du scénario de la dernière planche de chaque album que nous réalisons... Mais le jour où j'écrirai une histoire en 46 planches et pas plus, j'aurai l'impression d'avoir "séché" devant la page blanche ; pour moi, un "46 planches" est une histoire courte...

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laurent
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Message par laurent » samedi 14 mai 2005, 10:44

JYB a écrit :pour moi, un "46 planches" est une histoire courte...
Pour moi aussi. D'ailleurs, pour rester dans la BD aéro, les aventures les plus appréciées de Buck Danny ou Tanguy et Laverdure sont généralement, si j'en crois les sujets qu'il y a déjà eu sur ce point, celles en deux ou trois albums.
A moins, et nous avions aussi déjà évoqué ce point technique, de faire des albums de 62 planches au lieu de 46, ce qui laisse un peu plus de latitude. Mais ça augmenterait le prix de l'album de 3 ou 4 euros.

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juliet-fox
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Message par juliet-fox » samedi 14 mai 2005, 12:56

D'accord avec vous.
Les deux derniers cycles de "Missions Kimono" sonnent vrai en partie au fait qu'ils s'inscrivent dans la durée. Néanmoins, pour le cycle en cours (lutte contre le terrorisme en Arakistan), chaque album peut quasiment être lu isolément mais il est préférable de lire "Black Cat" avant "Piège à Koh-E-Shar".
Je les recommande vivement pour ceux qui hésitent avant de se lancer dans une nouvelle série.
Ils illustrent parfaitement la difficulté de certaines missions et les risques encourus par les pilotes dans des missions d'assaut air-sol ou air-mer. Cette BD géniale ne se contente pas de montrer la difficulté de détruire une cible mais également les multiples péripéties ou incidents (épuisement des réserves en carburant, soleil de face, problèmes des appontages liés au roulis, au tangage, à la dégueulante (rabattants) en courte finale,...) auxquels sont quotidiennement confrontés les pilotes de l'aéronavale.)
J'éprouve vraiment un grand plaisir avec ces histoires.

S'agissant de Tanguy et Laverdure, si les histoires en deux volumes sont toutes des réussites (L'école des Aigles/Pour l'honneur, Canon bleu/Cap zéro, Destination Pacifique/Menace sur Mururoa, Lt Double Bang/Baroud, Les Vampires/La Terreur...) il n'en est pas moins vrai que certains one shot sont également très réussis comme Mirage sur l'Orient, Les Anges Noirs, ou encore l'Escadrille des Cigognes (62 planches). Mais en fonction des sujets, ce n'est pas possible. Dans la saga de Blueberry, il me semble que Charlier n'est parvenu à produire qu'un seul "one shot".
Pour le dernier cycle dit "Mister Blueberry", commencé en 1995 et achevé (?) en 2005 après 5 albums, j'ai eu la patience inhabituelle d'attendre la sortie de Dust (le 5e titre) pour lire l'histoire d'une traite. Je ne le regrette absolument pas. L'histoire forme un tout cohérent et Jean Giraud (que par a priori j'aurais eu tendance à sous estimer comme scénariste) a réalisé un véritable tour de force.
Je pense que ce qui compte avant tout c'est de faire de la BANDE DESSINEE sans tomber dans le récit illustré comme le souligne justement Laurent à propos du Biggles présente Normandie Niemen.

Vive donc la série Missions Kimono en prise directe avec le monde (parfois effrayant) dans lequel nous vivons !
Le caractère périlleux du travail des troupes engagées dans ce type d'affrontement y est parfaitement mis en exergue alors que les journaux télévisés ne s'intéressent quasiment pas à cet aspect du conflit. Dans "Piège à Koh-E-Shar" il faut pas moins d'une dizaine de planches pour décrire la lutte contre une poignée de terroristes puissamment armés et dissimulés dans de hautes montagnes, soit un quart de l'album. Ce n'est pas de trop et c'est cette remarquable décomposition qui rend parfaitement claire et compréhensible l'histoire.
Chapeau, les auteurs.

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Message par JYB » samedi 14 mai 2005, 13:30

juliet-fox a écrit : (...) pour le cycle en cours (lutte contre le terrorisme en Arakistan), chaque album peut quasiment être lu isolément mais il est préférable de lire "Black Cat" avant "Piège à Koh-E-Shar" (...)

Ils illustrent parfaitement la difficulté de certaines missions (...) problèmes des appontages liés au roulis, au tangage (...)

S'agissant de Tanguy et Laverdure, si les histoires en deux volumes sont toutes des réussites (L'école des Aigles/Pour l'honneur, Canon bleu/Cap zéro (...)

Dans "Piège à Koh-E-Shar" il faut pas moins d'une dizaine de planches pour décrire la lutte contre une poignée de terroristes puissamment armés et dissimulés dans de hautes montagnes, soit un quart de l'album. Ce n'est pas de trop et c'est cette remarquable décomposition qui rend parfaitement claire et compréhensible l'histoire.
Chapeau, les auteurs.
Réponses dans l'ordre d'apparition à l'image...
- j'essaye justement de boucler dans chaque album une histoire qui soit une partie de tout le cycle mais qui s'en démarque légèrement. Cela permet au lecteur qui découvre un album au hasard de ne pas être obligé de lire le ou les précédents. Un simple résumé ou rappel permet de s'y retrouver, mais même sans ça, le lecteur comprend ce qui se passe (enfin, j'espère !).
- il n'y a pas de roulis, ou si peu, sur le "Charles de Gaulle", en raison d'un système lourd et complexe (mais simple dans le principe).
- la toute première aventure de Tanguy et Laverdure n'est pas un cycle en deux albums, mais un "one shot" de 84 planches, qui a été découpé artificiellement en deux par l'éditeur Dargaud, venu en cours de route, pour faire deux albums (l'histoire était publiée dans les pages de Pilote, lorsqu'au bout d'un an, Dargaud a racheté le journal). C'est un faux cycle en deux albums. Je l'ai déjà raconté ailleurs sur ce forum, et je ne le répèterai jamais assez : voir mon site jmcharlier.com...
- c'est basé sur une histoire vraie et pathétique, que j'ai adaptée et résumée car j'aurais pu tenir un album rien qu'avec ça ! La grosse différence avec la réalité, c'est que dans ma BD ce sont des Super Etendard qui interviennent, mais dans la mission réelle, c'étaient des appareils américains.
Je précise à ce sujet que toutes mes histoires sont basées sur des choses vraies : des anecdotes authentiques fourmillent de façon insoupçonnée dans mes scénarios, tant d'aviation que ceux qui traitent d'autres thèmes. JM Charlier faisait de même, et si certains m'accusent de "faire du Charlier", c'est essentiellement à ce niveau : travailler ainsi aide, je crois, à créer des histoires "en béton". Mais ce n'est pas copier le maître : c'est juste une même façon naturelle de concevoir un scénario.

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juliet-fox
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Message par juliet-fox » samedi 14 mai 2005, 15:12

JYB a écrit : - la toute première aventure de Tanguy et Laverdure n'est pas un cycle en deux albums, mais un "one shot" de 84 planches, qui a été découpé artificiellement en deux par l'éditeur Dargaud, venu en cours de route, pour faire deux albums (l'histoire était publiée dans les pages de Pilote, lorsqu'au bout d'un an, Dargaud a racheté le journal). C'est un faux cycle en deux albums.

- il n'y a pas de roulis, ou si peu, sur le "Charles de Gaulle", en raison d'un système lourd et complexe (mais simple dans le principe).

- (concernant Piège à Koh-E-Shar) ... histoire vraie et pathétique, que j'ai adaptée et résumée car j'aurais pu tenir un album rien qu'avec ça ! La grosse différence avec la réalité, c'est que dans ma BD ce sont des Super Etendard qui interviennent, mais dans la mission réelle, c'étaient des appareils américains.
Je précise à ce sujet que toutes mes histoires sont basées sur des choses vraies : des anecdotes authentiques fourmillent de façon insoupçonnée dans mes scénarios, tant d'aviation que ceux qui traitent d'autres thèmes. JM Charlier faisait de même, et si certains m'accusent de "faire du Charlier", c'est essentiellement à ce niveau : travailler ainsi aide, je crois, à créer des histoires "en béton". Mais ce n'est pas copier le maître : c'est juste une même façon naturelle de concevoir un scénario.
- Concernant "L'école des Aigles" :
Ma mémoire est en effet défaillante. J'avais oublié en rédigeant le post que les 2 premiers T&L étaient un faux cycle. La numérotation des planches va d'ailleurs de 1 à 84. Je le classerai donc parmi les one shot réussis, mais c'est justement parce que JMC a bénéficié de la longueur suffisante pour développer harmonieusement chaque "sous partie" de son histoire. Cela va dans le sens de vos arguments pour des cycles (sauf à concevoir des plus gros volumes ce qui serait braver les risques sur le plan commercial).

- J'avais par contre à l'esprit que les navires de gros et moyen tonnage sont aujourd'hui équipés de systèmes anti-roulis, mais si ces systèmes améliorent le confort à bord, facilitent-ils suffisamment les appontages en cas de forte houle ? Etant admis que c'est toujours mieux que l'absence de système anti-roulis.
(Excusez le caractère profane de ma question ; la réponse se trouve peut-être dans vos ouvrages sur les navires)

- On pressent dans vos ouvrages (comme dans ceux de Charlier quand ce n'est pas expressément souligné par un astérisque) qu'à la base de nombreuses péripéties il y a des anecdotes authentiques.
En planche 83a, 2e strip, j'ai notamment eu l'impression que le drame qui se déroule en direct à l'écran sous les yeux de l'opérateur dans le Hercules via une caméra thermique a malheureusement dû se produire dans la réalité.
Cette scène est particulièrement réussie, car elle exprime l'horreur indicible de celui qui assiste au sort funeste de son camarade. C'est d'autant plus poignant et odieux que la victime qui périt n'est, à l'écran, qu'une image floue et imprécise, comme dans un jeu virtuel !!! C'est l'imagination de l'observateur qui reconstitue la fin terrible du commando. Le lecteur fait de même et vous avez là avec brio réussi un tour de force dans la narration et l'illustration.

- Concernant votre conception du métier de scénariste commune avec celle de JMC, il ne viendrait à personne d'un peu sensé et honnête d'en faire le reproche.
Ce n'est aucunement copier le maître ou le plagier que de s'inspirer de sa méthode qui a donné d'excellents résultats dans des genres très variés. On ne peut pas tout réinventer ou révolutionner. Certains lecteurs n'appréhendent pas suffisamment le travail en amont d'une bande dessinée. (Donnez un Buddy Longway à un crétin méprisant, il vous dira au bout d'un quart d'heure que "c'est vite lu" ! Ce type de remarque lapidaire m'exaspère et ne relève aucunement de l'analyse.)
Je me réjouis bien au contraire de ceux qui ont fait école dans la BD.
Aurait-on Giraud, Mézières ou Hermann sans Jijé ? Aurait-on eu Chaland sans Hergé, Tillieux et Franquin (lui même disciple de Jijé) ? Aurait-on Bergèse sans Hubinon ? Aurait-on Hubinon et Pratt sans Caniff ? etc... Dans tous ces cas, les élèves se sont très vite affranchis de leur maître. Même Bergèse, comme vous l'avez justement souligné, a transcendé le style d'Hubinon et s'il n'y a pas une rupture désagréable au moment du transfert de la série, il est impossible de confondre le style de chaque auteur.
Les bonnes influences ne sont jamais mauvaises et prendre modèle pour l'écriture, le découpage, les dialogues, le sens de la progression dramatique sur des auteurs comme Goscinny, Charlier, Greg, ou Hergé, me paraît être un gage de progression vers la qualité.
Le talent est personnel de même que les innombrables journées de travail qui précèdent la publication d'une histoire.

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Message par JYB » samedi 14 mai 2005, 16:37

juliet-fox a écrit : - J'avais par contre à l'esprit que les navires de gros et moyen tonnage sont aujourd'hui équipés de systèmes anti-roulis, mais si ces systèmes améliorent le confort à bord, facilitent-ils suffisamment les appontages en cas de forte houle ? Etant admis que c'est toujours mieux que l'absence de système anti-roulis (...)
- En planche 83a, 2e strip, j'ai notamment eu l'impression que le drame qui se déroule en direct à l'écran sous les yeux de l'opérateur dans le Hercules via une caméra thermique a malheureusement dû se produire dans la réalité (...)
- Concernant votre conception du métier de scénariste commune avec celle de JMC (...) Ce n'est aucunement copier le maître ou le plagier que de s'inspirer de sa méthode qui a donné d'excellents résultats dans des genres très variés. On ne peut pas tout réinventer ou révolutionner
Réponses dans l'ordre d'apparition à l'image (bis)...
- sans entrer dans le détail, en gros, les navires à passagers ont des quilles anti-roulis (extérieures à la coque et sous la ligne de flottaison). Dans le cas du "Charles de Gaulle", c'est très différent : d'énormes masses se baladent d'un bord à l'autre, sous le pont, pour contrer la gîte d'un côté ou de l'autre (ce qu'on appelle le roulis). Je suis allé sur le CDG et on entend des gros roulements alternés ; ce sont ces poids qui circulent d'un bord à l'autre, et qui empêchent le navire de gîter. C'est impressionnant, il n'a jamais gîté - du moins tout le temps que je suis resté à bord. Mais le bruit de ces roulements est assez fort. Les deux Francis (Bergèse et Nicole) et moi-même avions dédicacé nos albums dans la salle de lecture de la bibliothèque du bord, une fin d'après-midi, et on entendait ces roulements pas loin...
- exact.
- importante précision : concernant la recherche documentaire, je ne me suis pas inspiré de la méthode de Charlier. Ma méthode de travail a toujours été la même, y compris avant de savoir comment travaillait Charlier. Rassembler une grosse documentation et m'en servir comme point de départ pour des histoires ou des scènes est pour moi une façon instinctive et naturelle de travailler, et je me suis aperçu un jour, en lisant des interviewes de Charlier, qu'il travaillait de la même façon. Si Charlier n'avait pas existé, j'aurais de toute façon appliqué la même méthode ! Par contre, il y a des petits trucs que j'ai adoptés "à cause" de Charlier, comme cette façon particulière qu'il avait de mettre trois petits points à la fin de chaque phrase dans les bulles. Cela paraît idiot, mes dessinateurs se demandent pourquoi je fais ça et en plaisantent parfois, mais il y a une raison que connaissait certainement Charlier ; lui n'en a jamais parlé dans ses interviewes, du moins à ma connaissance, jamais un de ses dessinateurs ne m'en a parlé, mais j'ai fini par la découvrir à l'usage. Mais chut, je garde ça pour moi : secret de scénariste...

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juliet-fox
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Message par juliet-fox » mercredi 10 mars 2010, 16:57

Si je puis me permettre... je demanderais à Jean-Yves (comme je le fais périodiquement auprès de Philou pour les séries de JMC) où en est l'avancement du troisième Mac Bride ? (Faute d'album à proximité, je ne me souviens plus s'il faut un "a" ou non, à Mc. Désolé... ceux qui ont une meilleure mémoire que moi rectifieront, si c'est nécessaire)
J'espère que Patrick Dumas saura trouver le temps pour achever cette histoire attendue avec impatience. Certes, le fan de Patrick aura pu se procurer "Le Cavalier Maure" et "Titanic" depuis le Mac Bride 2. Mais il serait souhaitable que le troisième opus de la série ne soit pas trop retardé par le(s) chantier(s) d'un ou plusieurs autres albums intercalés.

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Message par JYB » jeudi 11 mars 2010, 22:03

juliet-fox a écrit :Si je puis me permettre... je demanderais à Jean-Yves où en est l'avancement du troisième Mac Bride ?
Hélas, toujours du retard... La vie d'artiste(s) n'est pas simple...

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