DVD - TEMPETE A WASHINGTON - FILM D OTTO PREMINGER

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Pierre Droudrou
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DVD - TEMPETE A WASHINGTON - FILM D OTTO PREMINGER

Message par Pierre Droudrou » mercredi 26 octobre 2016, 12:05

Après avoir évoqué « les hommes de l’ombre » une série télé que j’aime beaucoup, il était normal que je revienne vers le cinéma et un excellent film politique d’un de mes réalisateurs préférés et dont l’action se déroule aux Etats-Unis.

Ayant quelques difficultés pour raconter toute la trame du film c’est vers Wikipedia que je me suis tourné pour vous présenter une relation intelligente de ce film que j’estime beaucoup.
J’espère que vous m’en excuserez.

Tempête à Washington (en anglais : Advise & Consent) est un film américain réalisé par Otto Preminger en 1962, produit par la Columbia. (2 h 22 mn)
Scénario Wendell Mayes - Acteurs principaux : Henry Fonda Charles Laughton Don Murray Walter Pidgeon Gene Tierney
https://www.amazon.fr/Temp%C3%AAte-%C3% ... washington
Synopsis
Le président des États-Unis a décidé de nommer Robert A. Leffingwell au poste de secrétaire d'État. Se sachant malade, le président souhaite confier le département d'État à un homme qui assurera la continuité de sa politique étrangère, ce en quoi il n'a qu'une confiance limitée dans son vice-président. Mais la nomination de Leffingwell est soumise au vote du Sénat. Or l'affaire sera difficile, car si le rapport de force entre le parti de la majorité et le parti de l'opposition est tout juste à l'avantage de Leffingwell, ce dernier a des ennemis acharnés dans son propre camp. C'est le cas notamment de Seabright Cooley, sénateur de la Caroline du Sud, qui le considère comme un communiste, mais aussi lui garde une rancune tenace depuis plusieurs années à cause d'une polémique passée où Leffingwell avait démontré que Cooley mentait. Les débats et les manœuvres autour de cette nomination vont se succéder pendant deux jours : une commission est formée, présidée par le sénateur Brigham Anderson. Cooley fait nommer comme témoin un fonctionnaire qui accuse Leffingwell d'avoir participé à des réunions communistes. La réfutation de ce témoignage sera difficile. Dans les coulisses, les manœuvres se multiplient avec leurs conséquences : chantages, faux témoignages, retournements, ambitions et vies brisées.

• Le titre original du film Advise and Consent évoque une procédure constitutionnelle américaine par laquelle le président des États-Unis, après avoir nommé les membres de son Cabinet, les propose pour avis et consentement au Sénat (advice and consent). Ce dernier peut approuver et confirmer les nominations ou les rejeter, au moyen d'un vote obtenu à la majorité simple.
• Dans le film d'Otto Preminger, la procédure se déroule suivant des circonstances inhabituellement exceptionnelles. La séance de vote des sénateurs se tient lors la dernière séquence du film. Le critique de cinéma Patrick Saffar la commente ainsi : « Nous sommes à l'heure du vote des sénateurs qui doivent enfin se prononcer sur la confirmation de la nomination du secrétaire d'État Leffingwell (Henry Fonda). [...] Fait essentiel, à la demande du sénateur Bob Munson (Walter Pidgeon), chef de la majorité, chaque sénateur a recouvré sa liberté de vote, en dehors de toute consigne d'appareil. Cette longue séquence [...] peut être décomposée en trois phases : le déroulement de la procédure, [...] la retransmission radiophonique de ce même vote [...] et la décision du président du Sénat. »1 Dans le film, on voit le président des États-Unis suivre en direct les opérations de vote depuis son bureau de la Maison-Blanche. D'une santé déjà chancelante, le président s'écroule, terrassé au cours de sa seconde apparition (photographié hors-champ). Or, le vote, à la suite du « basculement » soudain du sénateur Smith (Peter Lawford), aboutit à une égalité de voix « pour » et « contre ». « Il y là, de la part de Preminger, une vision sceptique et même ironique du libre jeu démocratique, lequel est susceptible d'aboutir à sa propre paralysie », écrit Patrick Saffar. Mais, le président du Sénat, habilité à faire pencher la balance, ne le fera pas non plus, puisqu'en vertu du décès subit du président des États-Unis, il « renaît » sous un nouveau statut, celui de président par intérim. « En conséquence, il déclare annuler la procédure de vote, avant de confirmer à Munson qu'il préfère choisir lui-même son secrétaire d'État. [...] L'irruption de la mort y coïncide [..] avec l'irrationnel de l'égalité des voix, qui est aussi un point limite de la démocratie [...] Mais la Constitution américaine, qui intègre ces deux cas extrêmes (et donc la mort elle-même) tout en les “dépassant”, permet à son tour la renaissance du jeu démocratique. »2.
Patrick Brion a écrit dans Télérama, sous le pseudonyme d'André Moreau (**)
« Tempête à Washington est l'un des plus beaux films de Preminger. C'est tout à la fois un document passionnant sur la vie politique américaine et une réflexion douloureuse sur le pouvoir, la vie et le passé. Le spectateur est plongé dans les coulisses de la politique américaine, passant du bureau du Président à la commission d'enquête sénatoriale, d'une réception mondaine à une conversation politique de la plus haute importance. Bien que Preminger ait soigneusement évité de faire un film « à clefs », il est difficile de ne pas imaginer, derrière le dangereux sénateur Cooley, l'ombre de Joseph McCarthy, le réactionnaire politicien du Wisconsin qui pourchassait le communiste. Film aux multiples facettes, « Tempête à Washington » est une œuvre admirablement interprétée et mise en scène. »[
(**) André Moreau est le nom du personnage qui tient le rôle de Scaramouche dans le film du même nom de George Sidney… J’y reviendrai.

Mes remarques :
En politique toutes les manœuvres sont bonnes y compris le chantage – dans le cas présent elles mèneront Brigham Anderson, le président de la commission d’enquête sénatoriale, au suicide pour une affaire de mœurs qui nous apparaîtra aujourd’hui bien désuète (évolution de notre société et de la pensée)… ce sera ma seule restriction par rapport à un film qui reste un très grand film.
Au niveau de l’interprétation se détachent surtout Henry Fonda (toujours aussi sobre) et Charles Laughton (formidable dans le personnage de Gracchus dans le chef d’œuvre de Stanley Kubrick « Spartacus »)
Le réalisateur Otto Preminger tient le rôle du commandant du « Stalag 17 » dans le film du même titre un autre chef d’œuvre… Otto Preminger nous a légué des films de très grande qualité qu’on ne compte plus…
Jusqu'ici, tout va bien !

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