DVD THE FREE STATE OF JONES film de Gary Ross

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Pierre Droudrou
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DVD THE FREE STATE OF JONES film de Gary Ross

Message par Pierre Droudrou » mercredi 22 mars 2017, 16:50

The FREE STATE OF JONES film de Gary Ross (2 h 16)

• Réalisateur : Gary Ross
• Scénario : Gary Ross
• Directeur photographie : Benoît Delhomme
• Musique : Nicholas Britell
• Décors : Larry Dias
• Costumes : Louise Frogley
• Producteurs : Gary Ross, Scott Stuber et John Kilik

Distribution
Matthew McConaughey (VF : Bruno Choël ; VQ : Daniel Picard) : Newton Knight
• Gugu Mbatha-Raw (VF : Fily Keita ; VQ : Marie-Évelyne Lessard) : Rachel Knight
• Keri Russell (VQ : Mélanie Laberge) : Serena Knight
• Mahershala Ali (VF : Daniel Lobé ; VQ : Widemir Normil) : Moses Washington
• Christopher Berry (VF : Gérard Darier ; VQ : Jacques Lussier) : Jasper Collins
• Sean Bridgers (VQ : Claude Gagnon) : Will Sumrall
• Jacob Lofland (VF : Martin Faliu ; VQ : Nicolas Bacon) : Daniel


Durant la guerre de sécession, Newton Knight est témoin de la mort de son neveu,Image mort qui le pousse à la désertion.
Revenu à Ellisville (Mississipi), il constate les injustices subies par les riverains et les esclaves. Ces convergences le mèneront en lutte contre les Confédérés. Image
En pleine guerre de sécession, Newton Knight, courageux fermier du Mississipi, prend la tête d’un groupe de paysans blancs et d’esclaves en fuite pour se battre contre les états confédérés. Résolument engagé contre l’injustice et l’exploitation humaine, Newton fonde le premier état d’hommes libres où Blancs et Noirs sont égaux Image.


Voici le genre de récit que j’affectionne depuis mon adolescence mais hélas, les grands réalisateurs et les grands scénaristes ont disparu !
C’était là un sujet épique passionnant qui, porté par un grand réalisateur, aurait eu une toute autre dimension et un autre souffle car, hélas, pour mal faire, Gary Ross nous livre un film qui manque totalement de chaleur humaine, lacune qui apparaît pendant le visionnage du film et qui nous fait vraiment tomber de très haut une fois que l’on se lance dans l’étude des suppléments du Dvd qui nous présentent un autre Newton Knight qui a été totalement privé de relief par une réalisation bien trop sage voire timorée Image

Malgré le fait que certaines scènes de guerre nous apparaissent spectaculaires Image.

Injustement porté par celles-ci dès l’ouverture du film , je me voyais replonger avec délice dans ce que j’appellerai les grands moments épiques qui ont caractérisé les film de ma jeunesse, les années 50 -60 en ont été très riches, sans omettre le caractère humain d’un tel sujet quand un homme se démarque de la société par une certaine idée qu’il se fait de la liberté et agit à contre-courant face à une idéologie guerrière qui emporte et divise une nation et l’éloigne très fort des idéaux qui ont présidé à sa fondation.

C’est lamentable de constater que la nouvelle génération qui se nourrit de grandes ambitions matérialistes manque à ce point de profondeur et traite ces sujets avec une superficialité qui me laisse pantois.

Pour sa pénitence j’envoie Gary Ross regarder et étudier le Alamo version longueImage de John Wayne et le Spartacus Imagede Stanley Kubrick (Gary Ross peut s’estimer heureux que je le dispense de rédiger un mémoire relatif aux différences fondamentales entre le roman d’Howard Fast et le script absolument génial de Dalton Trumbo)

et comme le scénario de Spartacus est de Dalton Trumbo en prime Gary Ross après lecture de « O Jerusalem » de Dominique Lapierre et Larry Collins je l’obligerai à lire Exodus de Léon Uris puis voir Image le film d’Otto Preminger ; lequel ne saurait être confondu avec « Exodus Gods and kings » de Ridley Scott réalisateur dont il faudra que je vous parle plus longuement pour les anachronismes qui marquent son œuvre cinématographique …

Après vision du film d’ Otto Preminger Gary Ross établira la liste des différences historiques qui caractérisent « O Jerusalem » et « Exodus » puis de celles qui apparaissent entre le film et le roman (évènements et personnages)Image (je serai impitoyable dans ma correction et si insatisfaction de ma part Gary Ross sera convié à étudier l’intégralité des films auxquels Dalton Trumbo a apporté officiellement et officieusement sa contribution scénaristique sachant que j’en découvre encore tellement son œuvre est dense).

Image
Jusqu'ici, tout va bien !

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