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18. Un DC.8 a disparu (1973)

1973
- Jijé (Dessins)
- Jean-Michel Charlier (Textes et scénario)

Michel et Ernest, dans l’émirat du Sarrakat, en Arabie, sont venus pour escorter un DC8 qui doit rapatrier une centaine de travailleurs européens, pris dans la tourmente de nouvelles révoltes. Azraf a été sauvé une nouvelle fois par ses amis. Sa femme et son fils, ont été embarqués avec les européens dans le DC.8, sous la « protection » d’Ulla une suédoise. Oui mais voilà, le DC.8 a disparu !
Cette fois Tanguy et Laverdure vont devoir transgresser les ordres pour sauver tout le monde.

Retour en arrière : les deux Mirages ont laissé le DC8 depuis plusieurs minutes. Ulla va dans le poste de pilotage. Sous la menace de son arme elle exige du commandant Maillard de faire demi-tour. L’espionne à Kuryatt, c’était elle. Sous la menace de voir tuer un à un les passagers par le complice d’Ulla, le Commandant obtempère. Le DC.8 se dirige sur la base ennemie, un lac pétrifié.

Une fois posé, les passagers et membres d’équipage descendent. Ulla prend à part la femme d’Azraf et lui annonce qu’elle ne sera pas dénoncée. En effet, Ulla espère jouer sur les deux tableaux et récupérer une grosse récompense auprès d’Azraf.

A Kuryatt airport, Michel, Ernest et Azraf reçoivent un appel du Colonel Abott, des forces aériennes rebelles du Sarrakat. Ils apprennent que le DC.8 est arrivé chez les rebelles. Comme échange il veut les deux Mirages. Pour preuve il fait envoyer Ulla. Le gouvernement français a reçu l’ordre des pirates de livrer les Mirages sans tenter quoi que ce soit, sinon ils tueront les otages. Ulla laisse un mot dans une enveloppe à son complice. Il donnera celle-ci à Abott si Ulla ne donne pas un certain code par radio. Sinon il devra lui restituer l’enveloppe toujours cachetée. Il touchera deux milles dollars.

Pendant ce temps Ernest fait part à Michel de ces inquiétudes sur Ulla. Il énumère toutes les bizarreries. Paris donne l’ordre à Tanguy de livrer intact les Mirages afin de récupérer les otages.
Ulla arrive à Kuryatt. Elle raconte sa vérité sur le détournement et prétend qu’une personne parmi les rebelles, connait l’identité de la femme d’Azraf. Cette personne : Karl Olsen, journaliste suédois, demande (selon Ulla) deux millions de dollars en diamants pour son silence.

Ulla a tout prévu : elle prétend qu’elle cachera les diamants jusqu’à ce que l’avion ait décollé. Puis elle indiquera l’endroit à Karl, qui, ainsi ne pourra dénoncer ce qu’il sait. L’accord est conclu : Mirages contre otages. Mais Abott, méfiant, demande à ce que les Mirages arrivent non-armés puis qu’ils escortent le DC.8 jusqu’à la capitale pour que celui-ci ramène l’outillage et les munitions. Le DC.8 ne partira avec les otages que lorsque des techniciens rebelles auront vérifié l’état des Mirages. Michel et Ernest, cette fois d’accord pour ne pas livrer des Mirages en bon état, trouvent avec leurs mécaniciens un moyen indécelable : un peu d’acide dans le circuit hydraulique. Ils lâcheront au bout de deux ou trois heures de vol.

Michel et Ernest vont positionner le petit avion d’Ulla, le plus près possible de la base ennemie afin de pouvoir l’utiliser pour rechercher Ulla après l’échange.
Pendant ce temps, Ulla repart. Elle est recueillie par une jeep envoyée par Abott. En route, elle abat le chauffeur, qui, avant de mourir, tire sur elle mais n’atteint que le bidon d’essence.

Azraf ne croit pas à la trahison d’Ulla. A la base ennemie, Karl, lassé d’attendre le retour d’Ulla, ouvre l’enveloppe et découvre le secret sur la femme d’Azraf.
L’échange se fait sur le lac asséché. Les deux Mirages sont là. Les passagers embarquent dans le DC.8. Manque à l’appel Nadine, la femme d’Azraf et son enfant.

Tanguy et Laverdure comprennent qu’ils sont piégés. Ils embarquent. Une fois le DC.8 en vol, ils sautent en parachute à l’endroit prévu à l’avance pour récupérer l’avion d’Ulla.
Azraf, à la demande de Tanguy, essaie de gagner du temps et demande à Abott une lettre de sa femme. Les conditions de l’échange sont fixées sur le lac.

Pendant ce temps Ernest et Michel ont rejoint l’avion gardé par deux mécaniciens français. En vol, ils retrouvent facilement les traces de la jeep d’Ulla puis celles de ses pas. Capturée, elle est priée par Michel de lui obéir. Elle leur dit où se trouve Nadine.

Michel, Ernest et les deux mécanos, tendent un piège sur la route entre la prison de Nadine et la base rebelle. Ils réussissent et emmènent Nadine et son enfant dans le petit avion. Ulla s’enfuie mais elle est interceptée par Karl qui la ramène à la base. Elle va servir de doublure pour faire croire à Azraf que c’est sa femme qui avance vers elle, lors de l’échange. Le petit avion surgit et Azraf découvre Ulla qui essaie de le tuer mais l’avion la percute. Alors que les Mirages, aux mains de l’ennemi, décollent, Laverdure largue les bombes au napalm sur la cavalerie des mercenaires. Les Mirages sont prêts à abattre le Dornier lorsqu’ils sont victimes du sabotage des commandes hydrauliques. Ils s’écrasent sur la base et ses occupants. Succès total. Azraf retrouve sa femme et son enfant.
Tanguy et Laverdure s’inquiètent de l’accueil qu’ils recevront en France : deux Mirages de détruits, plus le mépris des consignes.

Remarque :

Dans le dytique : "Lieutenant Double-Bang et Baroud sur le désert", nos deux héros avaient le même problème mais Azraf, en tant qu’Emir du pays et propriétaire des Mirages, avait raconté aux autorités françaises, sa vérité.
Si, ici nous n’avons que cette vignette de fin, c’est parce que Jean-Michel Charlier avait la volonté de faire quitter l’armée à Tanguy et Laverdure. Vous lirez les prétextes officiels dans le prochain album. Car officieusement ils seront remerciés chaleureusement.

Francis AIR